Focus : L'agence tous fantasmes

Focus : L'agence tous fantasmes

Gérer la carrière des actrices porno n’empêche pas de s’éclater. Habituée à parcourir l’Europe entourée d’un harem de stars du X, la patronne de l’agence JulModels, Julia Grandi, a lancé récem-ment un site permettant tout à la fois de documenter ce style de vie décousu et de se rincer l’oeil. Le porno a rendez-vous, une nou-velle fois, avec la télé-réalité.

« Mes nuits sont plus belles que vos jours », écrivait Raphaële Billetdoux. De toute évidence, celle-ci ne pouvait imaginer, en 1985, à quoi pourraient bien ressembler les journées de Julia Grandi en 2017. À dire vrai, aujourd’hui encore, rares sont les personnes en mesure de les imaginer.

Quand elle entame une carrière d’actrice X, il y a une dizaine d’années de cela, il ne lui faut pas bien longtemps pour cerner où se trouve le plus sûr chemin vers la fortune. En femme d’affaires avisée, plutôt que d’écumer les plateaux de tournage, celle qui se fait alors appeler Juliana Grandi préfère monter son agence pour gérer la carrière de ses consoeurs. Mais pas n’importe lesquelles. La belle brune se fait une spécialité d’aiguiller les actrices originaires de Russie, comme elle. Et par n’importe comment. JulModels ne fonctionne pas tout à fait comme les autres agences du X business. Certainement parce que la patronne connaît l’envers du décor. Contrairement à la majeure partie de la concurrence, Julia ne se contente pas de chercher des nouveaux cachets pour ses protégées. Elle prend soin de ses pouliches et parcourt l’Europe avec elles, à la manière d’une grande famille. Une très, très grande famille.

Alors que l’industrie du X est encore en mutation à la suite de l’effondrement du marché du DVD, Julia Grandi est l’une des dernières personnes en Europe à pouvoir réunir autour d’elle une dizaine d’actrices magnifiques dans des décors à couper le souffle (The Human Centipede prend une nouvelle dimension quand ce sont des actrices X qui jouent à se lécher autour d’une piscine). L’hiver dernier, quand le petit groupe se retrouve dans une station de sports d’hiver en Slovaquie, inutile de préciser qu’il ne passe pas inaperçu. Avec des filles qui skient à moitié nues, voilà qui est bien surprenant. Et comme Julia n’est pas la dernière pour faire la fête, abonnez-vous donc à son compte Twitter pour suivre la vie d’une personne qui réalise tous vos rêves d’adolescent. Ceci dit, les réseaux sociaux, c’est bien gentil, mais ça ne permet pas d’avoir accès à beaucoup de hard. Un comble quand on bosse dans le fion.

« Cela fait dix ans que je gère cette agence et j’ai accumulé tellement de contenu et d’histoires à partager que j’ai toujours cherché où et comment montrer tout ça », explique l’agent russe. C’est ainsi qu’elle s’est tournée vers les techniciens de ModelCentro pour lancer RealAgent.xxx, un site centré entièrement autour de son activité, même si elle n’en est pas véritablement la star. Il ne faut donc surtout pas y voir une quelconque tentative de comeback près d’une décennie après sa retraite. En revanche, la direction met tout de même la main à la pâte puisque Hennessy, son assistante, est très présente dans les scènes. « Nous sommes très optimistes concernant l’avenir de ce site car il possède un niveau de réalisme bien supérieur », explique la patronne de l’agence. Et pour cause, le site ressemble presque à une téléréalité pornographique. « On organise tellement de tournages qu’on ne s’embarrasse plus à couper la caméra. Elle tourne en permanence ». Est-ce bien utile de le préciser mais les caméras sont beaucoup mieux disposées autour de la piscine que pour la scène mythique entre Loana et Jean-Édouard… « L’idée consiste à montrer comment je trouve de nouvelles actrices, comment je les forme pour ce métier et je montre aussi comment se déroule le tournage d’un film tout en proposant le contenu final : des scènes ».

Les membres peuvent ainsi découvrir les actrices à travers des interviews mais aussi les débutantes quand elles arrivent pour un entretien et admirer leur toute première vidéo, celle du casting réalisé au sein de l’agence et dans laquelle elles se déshabillent pour la première fois devant une caméra (en théorie). Ou comment monétiser un contenu habituellement destiné à la promotion des actrices auprès des producteurs. Ceci dit, on retrouve pour l’instant davantage d’actrices confirmées, comme Kitana Lure, Arteya ou Nataly Gold, que de débutantes. L’avantage, c’est qu’elles n’hésitent pas à faire la fête ouvertement. Party like a pornstar ! n’est-ce pas ?

« Les fans veulent voir comment se déroulent les opérations d’un studio et faire partie de l’équipe. Nous pouvons leur offrir cela car notre agence fonctionne déjà comme un véritable studio. Cela nous permet de proposer un contenu frais, nouveau et sincère d’une manière qui est appréciée par les fans ». À voir les sourires des actrices lors des tournages, il y a également fort à parier que les fans ne sont pas les seuls à apprécier un tel contenu. Et dérider une grosse douzaine d’actrices russes conscientes de leur effet sur les hommes n’est pas vraiment une mince affaire. Loin de là. Mais Dieu que la récompense est belle quand un rictus illumine leur visage ! D’ailleurs, Julia Grandi aurait tout aussi bien pu évoquer la recrudescence d’érotisme dans toutes les scènes, parfois même lors d’actes anodins comme lorsque Nancy Ale s’applique à faire briller une table en verre ou lorsque Sasha Rose soulève de la fonte. Le legging a rarement été aussi excitant. Elle n’est pas belle la vie d’un agent ?

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